Photographie d’une pierre à cerf et d’un tertre funéraire appelé khirigsuur en langue mongol.

Soutenance de thèse "Les pierres à cerfs et les tertres funéraires de l’âge du Bronze tardif en Mongolie. "

Thèse OPUS soutenue  par Anne-Caroline Allard.

 

 

Le 6 février 2026, Anne-Caroline Allard soutiendra sa thèse de doctorat

Les pierres à cerfs et les tertres funéraires de l’âge du Bronze tardif en Mongolie. Du tangible à l’imaginaire, de l’espace au discours
dirigée par Jean-Sébastien Cluzel et co-encadrée par Jérôme Magail

Composition du jury

  • Monsieur Jean-Sébastien CLUZEL, Sorbonne Université LLSHS (Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales) , directeur de thèse
  • Monsieur . Yuri ESIN, Centre d'archéologie de Leibniz (Leibniz-Zentrum für Archäologie), examinateur
  • Monsieur Tsagaan TURBAT, Université nationale de Mongolie - Institut d'archéologie nomade, examinateur
  • Madame Nathalie GINOUX, Sorbonne Université LLSHS (Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales), examinatrice
  • Monsieur Jérôme MAGAIL, Musée d'anthropologie préhistorique de Monaco, co-encadrant de thèse
  • Monsieur Fabrice MONNA, Université Bourgogne Europe - ARTHEIS,, examinateur
  • Madame Isabelle CHARLEUX, École pratique des Hautes Etudes (EPHE) , rapporteure
  • Monsieur Stephan WIRTH , Université Bourgogne Europe - ARTHEIS, rapporteur

À l'âge du Bronze tardif en Haute-Asie, la domestication du cheval et le pastoralisme monté ont été des facteurs clefs dans le développement de sociétés, qui par ce biais interagissaient les unes avec les autres. Toutefois, les recherches récentes tendent à montrer qu'à cette époque, entre 1400 et 700 av. notre ère, les tribus de pasteurs nomades ont érigé dans les steppes de Mongolie de nombreux complexes cultuels, qui associent tumulus, dépôts et stèles ornées, dites pierres à cerfs. Or l'étude de ces monuments, parfois séparés par plus de 500 km et éparpillés sur un million de kilomètres carrés, révèle qu'il ne s'agit pas de complexes cultuels répondant à des croyances locales ; au contraire, ces vestiges semblent former un ensemble d'une telle homogénéité que les chercheurs parlent aujourd'hui de culture pré-scythe. Mon projet de thèse propose d'étudier les codifications architecturales et graphiques présentes dans ces complexes cultuels et sur les stèles ornées pour mieux connaître la généalogie de cette culture pré-scythe. Dans ce but, il s'agira d'établir une « grammaire du visible » à partir d'études comparatives conduites sur un corpus de 200 complexes cultuels et d'environ 1200 stèles ornées. Ces études seront réalisées au moyen des technologies numériques les plus récentes.

Thèse soutenue dans le cadre des contrats doctoraux OPUS.

Date : Vendredi 06 février 2026 de 14h00 à 18h00
Sorbonne Université, escalier E, 3e étage, salle G073, 17 rue de la Sorbonne, 75005 Paris

Modalité d’inscription : envoyer un mail à l’adresse suivante : annecaroline.allard@gmail.com en précisant si vous êtes des personnes extérieures ou non à Sorbonne Université. Les réponses sont attendues jusqu’au 01 février 2026 inclus.